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La Colère

 

Des canaux bloqués par l’inquiétude, la méfiance, la peur de vivre et la colère empêchent la vie de se manifester pleinement.

 

 La colère, cette énergie vitale et indispensable………..   

 

La règle sociale est de rester maître de nous–mêmes en toute circonstance. La colère ne serait-elle pas un tabou? Dès notre jeune âge, nous apprenons à réprimer tout accès de fureur parce que c’est un signe de « sale caractère ». Par cela, nous gardons l’idée que notre humeur est quelque chose de négatif et nous avons appris à couper court à son expression.

 

Mais en fait, la colère est notre énergie vitale. Liée au premier chakra (centre d’énergie), l’implosion par la retenue ou l’explosion par une trop grande décharge, bloque ce chakra. Le résultat est que notre liaison avec la terre et la vie, le feu, est interrompue. Cela nous donne alors un sentiment d’insécurité, d’instabilité, d’être déboussolé, déconcentré, avec la tête ailleurs.

 

Beaucoup de maladies sont liées à des colères refoulées : la fièvre, hypertension, abcès, appendicite, arthrite, bronchite, migraine, mal de tête, laryngite, dermatite, peau – boutons, foie (bile), brûlures d’estomac pour en nommer quelques-unes. On pense aux maladies qui finissent avec « …ite » (=colère). La tristesse est aussi un signe de colère retenue.

 

La colère, cette énergie vitale, est de couleur rouge et son élément est le feu. C’est cela, notre joie de vivre d’origine ! Vu que nous vivons notre colère d’une façon inappropriée, nous devons apprendre à transformer cette énergie. Cela nécessite d’abord d’admettre que la violence existe aussi en nous, pouvoir la sentir et ensuite l’exprimer sous guidance. Dès que nous transformons peu à peu cette énergie vitale « colérique », nous commençons à ressentir la joie. Avec le temps, les colères diminuent fortement et la joie de vivre augmente de plus en plus. Cette transformation se fait par une thérapie individuelle ou avec la participation à un séminaire, mais seulement avec une thérapeute ou un psychologue qui a touché et transformé ses propres colères.

 

Si, dans un séminaire, l'expression et le déblocage de cette énergie vitale, liée au premier chakra, ne sont pas pratiqués, alors les participants restent sur leur faim. Intérieurement les changements ne se font pas jusqu'au racines. En outre, il est inadmissible de voir des séminaires avec des participants de plus de 15 personnes avec un seul animateur: à partir de 15 personnes il faut des assistants, relativement au nombre de participants. La plus belle méditation, normalement une des meilleures possibilités pour entrer dans son intérieur, c'est être à l'écoute, arrêter le bavardage du mental, se détendre, se concentrer, être dans le présent, se calmer. Or, ceci manque d'efficacité si quelques canaux sont bouchés, bloqués.

 

Vouloir méditer et dissimuler la colère par cette méthode me semble l’enfoncer encore plus dans l’inconscient. J’ai rencontré des gens qui poursuivent un chemin soi-disant spirituel, ils sont très gentils – mais ni colérique ni joyeux et plutôt « scotchés » au plafond. Les meilleurs séminaires, auxquels j’ai participé étaient ceux où une expression de la colère en faisait partie (y compris pour ma formation d’entraîneur mental). Pour ne pas perdre et rejeter cette énergie, il est donc judicieux de plutôt transformer la colère, sous toute forme qu’elle puisse revêtir.

 

Pourquoi nous mettons-nous en colère?
D’où vient le mot cou – rage ou la rage dans le cou ?

 

Ce peut être par la peur de ne plus pouvoir dominer ou contrôler une situation. Nous nous sentons impuissant et sans aide. Nous nous voyons confronté à l’autorité subie dans l’enfance, nous avons envie de sortir de notre prison, notre carapace, mais cela n’est pas possible.  Voici encore d'autres états: on se sent dérangé, maltraité, incompris, pas respecté, ignoré, rejeté, mal aimé, impuissant, abandonné, déçu, nul. Nous refoulons la colère aussi parce que nous avons peur de la réaction des autres.

 

Le colérique, celui qui exprime sa colère, se décharge à un moment souvent inapproprié ou pas sur la bonne personne. Inconsciemment il accumule aussi, mais une situation pour se libérer se présente aussitôt. Des exemples: Un chef qui a passé une soirée ratée s’abat le lendemain sur sa secrétaire pour un rien du tout. Un mari qui rentre de bonne humeur à la maison se trouve pris dans un orage avec sa femme qui a passé une journée chargée. Les hooligans du match de foot se déchargent au stade. Un automobiliste nous « éduque » en nous montrant « l’oiseau ». Nous nous rabattons sur la prochaine personne qui nous reflète inconsciemment un « déjà vécu », des situations subies dans l’enfance.   

 

Le mélancolique, celui qui n’exprime pas sa colère, intériorise jusqu’à ce que cette marmite à vapeur explose de façon totalement démesurée. Par peur de blesser, de déranger, de se faire remarquer, de vivre, il préfère retenir cette énergie. Finalement il l’utilise contre lui‑même sans en être conscient et la dépression et des maladies en résultent. Quelques exemples: le voisin si gentil qui tue sa famille, un adolescent peu expressif qui commet un crime (abattre un professeur à l’école), l’alcoolique qui commence une bagarre dans un club. Même celui qui roule à une trop grande vitesse. Cela peut aller jusqu’au suicide. L’action est la suite des implosions répétées qui tourne subitement à l’explosion.

 

Nous nous mettons en rage pour que le courage se manifeste. Regardez votre vie, à quel moment avez-vous eu le courage ? Et quel sentiment était souvent présent avant de passer à l’action ? La colère !

 

Les gens qui n’arrivent pas à exprimer leur colère sont souvent avec un partenaire qui est colérique et facile à « allumer ». Inconsciemment, ils poussent, par un comportement inadéquat, leur partenaire à exploser à leur place. Cela peut aussi se produire face à n’importe quelle personne ou situation.

 

Les gens qui portent un masque nommé joyeux et bien – heureux courent un risque malsain : le jour où la réalité fait surface, ils risquent d’exploser de manière totalement démesurée ou de tomber vraiment dans un trou noir (dépression).

 

Fou de rage – fou de joie… !!!

 

Exemples:

Dans mes séminaires je constate que la plupart des gens est même incapable de ressentir la colère et qu’ils ont une très grande peine à l’exprimer. Leur éducation ne leur permet pas de crier, de donner des coups de pieds, de taper avec les mains. Ayant un cadre sécurisé ils peuvent s’exercer et une fois qu’on a osé, libéré, alors la gratitude et la joie sont très grandes.

 

Une jeune femme, mariée, avec deux adolescents, perd son mari dans un accident. Vu qu’elle a déjà participé à des séminaires avec moi, elle me contacte tout de suite. L’accompagnement dans le deuil se fait par le dialogue et l’imposition des mains qui dure 9 mois. Pendant ces séances, des colères surgissent par rapport au fait qu’il l’a laissé seule avec les enfants, avec la paperasse, avec toutes ces choses dont lui s’occupait (réparations dans la maison, tondre le gazon, préparer des grillades etc.). Elle se sentait trahie par rapport à son départ trop tôt. Elle en voulait à tout le monde, y compris à elle‑même, même à Dieu. Mais, grâce à son courage et le travail sur elle-même, elle a retrouvé sa joie de vivre, elle arrivait à soutenir ses enfants dans leurs propres deuils, elle comprenait son départ, elle osait partir en vacances seule avec ses enfants. Et, l’entourage lui en voulait parce qu’elle commençait à retrouver le goût de vie tandis que les autres sombraient encore, s'enlisant dans le rôle de victime!

 

Un ami, en relation avec une femme intéressante mais qui « casse les pieds » à tout le monde, n’en pouvait plus; il était au bout du rouleau. Il décida de se séparer et la réaction de cette femme fut une menace: « Je vais me tuer, je vais me suicider ». Il en avait peur. En me demandant, parce que je la connaissais aussi, je lui expliquais: «Il est possible qu’elle prenne quelques pilules, mais jamais assez parce qu’elle n’a pas le courage.» C’était bien le cas, car au contraire, après cette menace elle partit quelques jours après pour une semaine en Tunisie. Il était bel et bien en colère mais il avait trop peur de l’exprimer jusqu’au moment où il trouvait son courage.

 

Une jeune femme se trouvait depuis quelques années dans une dépression profonde allant jusqu’à l'automutilation. Sa mère, souffrante, son père travaillant à la maison, faisaient inconsciemment une grande pression sur elle. Au lieu de vivre la vie normale, elle vivait pendant la nuit et elle se levait seulement dans l’après-midi. Hypersensible, elle ne supportait plus son foyer et elle n’osait pas vivre sa colère et l’exprimer à part quelques disputes violentes. Ayant une grande force intérieure, elle la dirigeait inconsciemment contre elle-même en détruisant toute envie, toute perspective d’une vie remplie, une vie qui vaut la peine d’être vécue. A ma demande elle fit un dessin. De là je pouvais lui expliquer ce qu’elle était en train de vivre et qu’en fait elle avait tous les moyens et la force pour s'en sortir. Seulement, il fallait la déplacer dans « une autre famille ». Les problèmes dans la famille étaient très complexes. Le père a préféré la placer dans une clinique psychiatrique au lieu de se remettre en question. Il ne m’a jamais demandé ce qui n’allait pas, il n’a jamais eu le temps pour un entretien par peur de devoir affronter son propre comportement. Evidemment, sa fille ne parlait pas non plus à la maison … elle se soulageait de ses tensions, venant de la colère, par l’automutilation.

 

Beaucoup de femmes ont été touchées dans leur tendre âge, beaucoup plus qu’on ne pense. Il ne faut même pas une pénétration, être touchée dans ses parties intimes suffit amplement pour violer une fille. Cela crée des problèmes énormes dans le développement de féminité. Une relation avec un homme est très difficile, une vie sexuelle épanouie est quasi impossible (cela n’empêche pas de faire l’amour). Des maladies des parties féminines sont des résultats (cancer aux seins, problèmes de matrice, menstruation). On peut même être incapable d’avoir des enfants. Cette empreinte est souvent refoulée dans les profondeurs de l’inconscient. Beaucoup de rage y est liée. Pouvoir devenir conscient, le libérer, mène à la guérison. Il y  a au moins une femme dans chaque groupe de mes séminaires qui a été touchée! La rage est parfois double: la mère n’a pas su protéger sa fille, aussi par peur de cet homme.  

 

Une femme, la cinquantaine, avec 2 enfants adultes, commençait à se heurter au contrôle de son mari (finances, temps passé) et elle ressentait des colères. Etant très réduite par son éducation, elle était toujours au service et n’osait pas entreprendre quoi que soit en suivant ses idées et son propre élan. Par mon accompagnement, elle a finalement pris son courage et a commencé à organiser une réunion familiale – selon ses idées – ce qui va certainement être une belle réussite, pour elle comme pour tout le monde. La colère exprimée l’a aidée à dépasser sa soumission.

 

 

 

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